• Les permis d’émission (parfois appelés “permis de polluer” permettent d’échanger librement entre participants des quotas de réduction de pollution. La somme des quotas doit correspondre à une réduction globale des émissions, fixée par un régulateur national (ou - par exemple pour le Protocole de Kyoto - des accords internationaux). En revanche chaque participant peut choisir sa conduite: réduire en ligne avec les quotas requis, réduire plus et revendre le surplus de quotas, ou réduire moins et acheter les quotas d’autres participants en avance sur le programme. Ce mécanisme, utilisé avec succès notamment aux Etats-Unis pour réduire les émissions responsables des “pluies acides”, permet aux participants de moduler individuellement leurs programmes de réduction tout en assurant une réduction de l’ensemble des émissions.
• Les certificats verts sont émis par les producteurs d’énergie renouvelable, ou “verte”. Certains pays (ou Etats aux USA) font obligation à leurs producteurs ou distributeurs d’électricité de commercialiser une proportion minimum d’énergie verte dans le total de leurs ventes. Si leur production d’énergie verte n’atteint pas ce minimum, ils peuvent dans certains cas compléter en achetant des certificats verts, notamment auprès des producteurs indépendants. Par ailleurs un nombre croissant de clients de ces distributeurs choisissent d’acheter ce type d’électricité.
• Les marchés actifs aujourd’hui sont, pour le CO2, encore récents : le Royaume-Uni avait lancé un programme pilote national pour les permis d’émission, aux Pays Bas des certificats verts ont été échangés, mais un marché international uniformisé n’existe pas encore: l’UE a inauguré son marché intérieur (Système d’Echange Européen) en 2005. Volatile, la croissance des volumes traités montre l’intérêt des industriels et surtout intermédiaires financiers qui y interviennent. D’autres échanges internationaux ont aussi eu lieu, notamment entre acheteurs des pays industrialisés et vendeurs des pays en voie d’industrialisation.